Pendant des décennies, pour juger de la santé d’une entreprise, on ne regardait que ses chiffres. Ses actifs tangibles. Ses machines. Son cash. Mais le vent tourne. Aujourd’hui, un nouveau critère entre dans le radar des banques et des investisseurs : votre capacité à ne pas perdre ce que vos collaborateurs savent.
Demain, votre banquier ne vous demandera pas seulement votre bilan comptable, il vous demandera : « Si votre expert métier part demain, que reste-t-il à l’entreprise ? »
La fin du « Savoir Fantôme »
Nous avons tous connu cette situation : un pilier de l’équipe prend sa retraite ou démissionne, et soudain, c’est la panique. On se rend compte que « personne d’autre ne sait comment faire marcher ce processus ».
C’est ce que j’appelle le « savoir fantôme ». Pour un investisseur, c’est un risque majeur. Une entreprise dont le savoir est concentré dans quelques têtes sans être partagé est une entreprise fragile. C’est un château de cartes qui dépend du bon vouloir (ou de la santé) de quelques individus.
La transmission : un indicateur de résilience
Pourquoi les financiers s’y intéressent-ils ? Parce que la transmission du savoir est le premier indicateur de la pérennité d’une organisation.
Une entreprise qui documente, qui forme, et qui fait circuler l’expérience prouve qu’elle est :
- Résiliente : Elle survit aux départs.
- Efficiente : Elle ne perd pas de temps à réapprendre ce qu’elle sait déjà.
- Humaine : Elle valorise l’expertise de ses anciens en la transformant en héritage pour les nouveaux.
Noter l’immatériel : vers une nouvelle notation
On voit émerger des scores basés sur le Capital Immatériel. Les banques commencent à comprendre qu’une équipe qui apprend et qui transmet a un taux de défaut bien plus faible. La transmission devient une preuve de bonne gestion, au même titre qu’une bonne gestion de trésorerie.
Investir dans l’ingénierie pédagogique et dans la culture du partage n’est plus une « option sympa » pour les RH. C’est une stratégie de valorisation financière.
L’humain au cœur de l’actif
Au-delà des chiffres, il y a une dimension profondément humaine. Transmettre, c’est créer du lien. C’est dire à un employé : « Ce que tu sais est si précieux que nous voulons qu’il survive après ton passage. » C’est ainsi que l’on transforme une simple boîte en une organisation apprenante. On ne se contente pas de produire, on cultive un patrimoine.
Ne vois plus la documentation ou la formation interne comme une corvée administrative. Vois-les comme ta meilleure police d’assurance et ton plus puissant levier de croissance. Ton savoir est ta seule richesse qui se multiplie quand tu la partages.
Il est temps que tu passes du savoir « possession » au savoir « transmission ». Car c’est là que réside ta véritable valeur, celle que personne ne pourra jamais te retirer.
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